Liban libre, libre Liban

A tous les nostalgiques de la guerre de libération de 1989…

Ecrite et chantée par Guy Béart

(On croirait un editorial de L’Orient-Le-Jour)

Liban libre, libre Liban

Enfants libres, libres enfants
Et tous les martyrs
Chrétiens, musulmans
Avant de partir
Ont crié ce chant

Liban libre, libre Liban
Enfants libres, libres enfants

Toi qui nous montras
Tant d’humanité
Qui ouvris les bras
Aux déshérités

Liban libre, libre Liban

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Francophonage

CHRONIQUE
NAGIB AOUN
En toute francophonie
25/10/2010

[…]un rêve longtemps caressé : le Liban Suisse d’un Orient compliqué, une aspiration presque coupable, brisée par les réalités du terrain.

Mais consolons-nous : à défaut d’une Suisse à la manière libanaise, c’est d’une francophonie bien réelle qu’a héritée le Liban, une appartenance confortée, confirmée[…]

Les grincheux, les hargneux, les empêcheurs de tourner en rond doivent bien se faire une raison : la francophonie a encore de beaux jours devant elle, un avenir prometteur à assurer, elle peut, même, se permettre de conseiller à ses adeptes de s’essayer à l’anglais, comme l’a si bien relevé Bernard Kouchner, sans nulle ironie de sa part.

De beaux jours, pour la simple raison que la francophonie ne se dilue pas au contact d’autres cultures, mais se renforce, qu’elle ne perd pas de ses valeurs, mais les étend, les intègre à d’autres horizons.

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Laïque pride ou laïque prout?

La marche a regroupé environ 3000 personnes.

Petite réflexion donc, sur la laïcité en général et sur cet évènement en particulier.

Au Liban le discours en faveur de la laïcité s’appuie sur deux piliers principaux:

1-    La mémoire importée, de l’oppression appareillée par les institutions religieuses dans l’Europe du moyen-âge et jusqu’à la révolution française, et son corollaire, qu’aucune forme de progrès ne saurait être associée à la religion dans la sphère publique.

2-    La confusion totale dans la compréhension et la différentiation de notions aussi distinctes que religion, confession, corruption, tribalisme, népotisme, clientélisme, inégalité des sexes, censure etc.

Premièrement:

L’imaginaire selon lequel le clergé aurait à une époque en Europe constitué un frein à la modernité, à la science, à la libération des structures féodales etc… n’est pas également distribuée au sein de la population libanaise. Ce n’est pas une coïncidence donc, si la grande majorité du public présent à cette manifestions appartenait à la minorité occidentalisée parlant généralement mieux le français et l’anglais que l’arabe, et éduquée dans les universités privées que l’on connaît : ALBA, AUB, USJ, LAU etc.

Il est intéressant de noter que dans les imaginaires des populations du monde arabo-musulman c’est plutôt la laïcité qui a été synonyme d’oppression, sachant que c’est en son nom que les dictatures du type militaro révolutionnaire, de nos régions ont réprimés les mouvements ou partis islamiques opposants. La Syrie de Assad, l’Irak de Saddam Hussein, l’Iran du Shah, la Tunisie de Bourguiba, l’Algerie du FLN, la Turquie d’Ataturk etc…

Dans le cas du Liban c’est le ralliement à Moussa Sadr, donc le clergé chiite, qui a été vécu comme une émancipation des notabilités féodales… et laïques du Sud.

S’il peut être risible aux libanais de savoir que du temps du mandat français (et même après) on enseignait dans les écoles « nos ancêtres les gaulois », Il me semble tout aussi risible de leur enseigner « nos anciens bourreaux les religieux». Lire la suite

Avatar en Palestine

En réponse à la décision israélienne de faire passer le tracé de la clôture de sécurité par le village de Bilin en Cisjordanie, un groupe de militants « pacifistes » sont descendus manifester … déguisés en Navi’s.

Ce qui est avant tout dérangeant c’est cet indécrottable espoir, chez certains confrères de pays anciennement colonisés, ou toujours colonisés, que le salut viendra de l’occident. Entendons-nous, Manifester en Nav’i est destiné avant tout à susciter l’émoi d’un public occidental. Le paysan égyptien moyen, l’ouvrier syrien ou le militant irakien ne risquent pas de faire atchoum, si encore ils ont vu le film Avatar.
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Pascal Monin ou les délires de la francophonie

Je lis : Le Liban […] cette terre de brassage et d’interaction. […]Toute l’histoire de ce pays au confluent des civilisations est placée sous le signe du dialogue des cultures. […] le pays du Cèdre a porté à l’Occident la sensibilité et la spiritualité orientale et a transmis à l’Orient arabe les hautes valeurs de la civilisation occidentale. […]Quel formidable exemple de tolérance et d’ouverture face aux idéologies qui s’estompent, aux intégrismes qui guettent et à la vision simpliste d’un monde unilatéral. […]Le Liban regroupe l’un des plus vastes réseaux d’institutions d’enseignement francophone au monde… […]  la langue française est aussi une langue d’action, de construction et d’aspiration au progrès humain. C’est la langue de la création, de l’esprit, du dialogue, de la paix et de la tolérance. […] La culture francophone est un rempart contre les excès de la mondialisation, cette nouvelle forme d’hégémonie. Elle est la garantie de la rendre plus humaine et accessible. […]Chaque francophone libanais est, peu ou prou, la pointe d’un triangle dont les sommets de la base sont la France et le Liban, où qu’il soit. […]Cette appartenance culturelle, cette francophonie muette n’est pas rampante, elle est l’armature invisible la plus solide sur laquelle se déploient les autres aspects de la présence culturelle française.

Ces inepties, tirées de l’article intitulé, « le miracle de la langue française » sont le produit de la réflexion fossilisée d’un certain M. Monin. Monsieur Pascal Monin est professeur et directeur du Master information et communication de l’USJ de Beyrouth et membre du Comité scientifique du réseau d’Observation du français et des langues nationales dans le monde de l’AUF. Plus proche d’un pet de moustique que d’une biscotte littéraire ce texte est archétypale de cette forme d’autisme à échelle communautaire (entendu la communauté francophone) qui contamine depuis plus d’un siècle certains vibrions à la frontière de l’analphabétisme, mais qui, par un curieux phénomène de relations publiques sont érigés en ambassadeurs de la francophonie libanaise.
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